L’exposition Kandinsky à lieu au Centre Georges Pompidou à Paris, du 8 avril au 10 août 2009.

Cette grande rétrospective de l’oeuvre d’une des figures majeures du XXème siècle, Vassili Kandinsky, est proposée conjointement par le Centre Pompidou, la Städtische Galerie in Lenbachhaus de Munich et le Solomon R. Guggenheim Museum de New York, qui détiennent les plus importants fonds d’oeuvres de l’artiste. Elle rassemble une centaine de peintures abouties de Kandinsky, particulièrement les Impressions et les Improvisations. Il s’agit de revisiter la perception d’un peintre né à Moscou sujet du Tsar en 1866, mort citoyen français à Neuilly-sur Seine en 1944.
Infos Pratiques :
- Nocturne tous les jours sauf le mardi jusqu’à 23h.
- Exposition payante le 1er dimanche du mois.
- Tarif réduit (9€) pour les enseignants en exercice en France et les moins de 26 ans (la gratuité avec le pass éducation et pour les moins de 26 ans s’applique uniquement sur les collections permanentes).








Vous aimez l’art abstrait ? Jusqu’au 10 août 2009, le Centre Pompidou accueille une rétrospective d’œuvres de Kandinsky d’une rare envergure : 93 toiles fondamentales, ainsi que des documents inédits, aquarelles, gouaches, dessins, manuscrits de la période dite « russe », notamment les poèmes en prose écrits entre 1908 et 1912 et des xylographies en couleur, issues de bois originaux. Une rétrospective unique, la première en France depuis 25 ans.
D’origine russe, naturalisé français en 1939, Vassili Kandinsky (1866-1944) est célèbre pour son rôle de pionnier de l’art abstrait. Dès ses premières années en peinture, Kandinsky s’affirme dans un style puissant bien que l’on ressente encore l’influence de la tradition russe, où popes et paysans se croisent au fil des toiles. Dans cette période, ses huiles colorées aux formes suggérées, s’apparentent à Chagall. Ses jaunes flamboyants sont une révélation. C’est l’époque de la « Montagne bleue », du « Cavalier Bleu », de « l’Improvisation III ».
Les évènements qui bouleversent la Russie (la première guerre mondiale et la révolution bolchevique), amènent privation et restrictions. Dans ces années d’incertitude, sans atelier ni matériel, Kandinsky aborde des formats plus petits : dessins et aquarelles néo-impressionnistes. On y découvre aussi la force d’un homme cultivé et attaché au passé russe (notamment ce superbe tableau intitulé « Moscou », prêté par la Galerie nationale Trétiakov).
Invité en 1922 à enseigner en Allemagne, il écrit des ouvrages théoriques sur la peinture et sur l’interdépendance entre couleurs et formes primaires. Connu pour son ouvrage « Du Spirituel dans l’art, et dans la peinture en particulier », publié en 1910, Kandinsky commence une intense période d’activité didactique.
Après 1922, ses tableaux sont plus épurés et la tendance « à la géométrisation de la peinture » est plus prononcée. Les motifs géométriques, les traits si précis, si maîtrisés, laissent penser à un langage secret et mystérieux.
Dès 1933, après la montée du fascisme en Allemagne, Kandinsky choisit de s’installer en France, à Neuilly-sur-Seine, où il résidera jusqu’à sa mort en 1944. Les tableaux de cette période explorent une gamme chromatique plus tendre, avec des formes géométriques souples. Parfois, des figures biomorphiques flottent sur un fond bleu ( » Bleu de ciel « -1940).
Une exposition à voir (ou à revoir) absolument !
Mihail ROLEA